LA COMMISSION BOUCAR POUR UN RACCOMMODEMENT RAISONNABLE

Genre : essai humoristique
Auteur : Boucar Diouf
Prix : 14,95 $
ISBN : 978-2-89549-320-4
Parution : 5 mars 2008

 


 

Le livre : Depuis peu, les caprices de certaines minorités religieuses issues de l’immigration ont engendré une poussée générale d’urticaire chez les Québécois de souche. « Petite puanteur sans conséquence pour le multiculturalisme affiché
de la Belle Province », diront certains. Aussi, pour injecter du « sent bon » au sein des relations entre les pures et dures laines et ceux à la toison transgénique, le gouvernement Charest a mis à contribution deux sages, soit Gérard Bouchard et Charles Taylor,
afin de tracer des voies de réconciliation. Ainsi naquit la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables,
qui a sillonné le Québec à l’automne 2007 et a permis à des citoyens de toutes provenances d’exprimer, dans le cadre
d’une série de séances publiques, leur malaise et leurs frustrations.
Fait étonnant, même si les couteaux ont parfois volé au ras du sol au cours de ces palabres, la parole qui rassemble a
largement pris la mesure de celle qui divise. Mais, puisqu’on entend mieux un arbre qui tombe qu’une forêt qui pousse,
sauf exception, les médias n’ont présenté à la population que les deux minutes de gloire de certains participants aux propos
excessifs. Adeptes de la discrimination entre « nous » et « les autres », ceux-ci tendent à scruter les travers d’autrui, du
nouveau venu, de l’indigène, mais évitent de se regarder dans un miroir. Comme nous le savons, une épine mal fichée se
retire plus aisément de la chair d’autrui que de la nôtre.
Par ailleurs, ces rencontres ont donné lieu à une recommandation qui a fait l’unanimité de l’Abitibi à la Gaspésie : les
nouveaux arrivants ont l’obligation de s’adapter aux us et coutumes de la population qui les accueille, de s’intégrer à celleci.
Or, les notions d’intégration et d’adaptation sont d’autant plus galvaudées qu’elles se laissent difficilement cerner.
À cette fin, j’ai convoqué de mon propre chef une « commission Boucar pour un raccommodement raisonnable», qui a accouché du document que voici. Plaidoyer contre le repli identitaire, la commission Boucar fait le pari que toute forme viable et féconde de coexistence passe nécessairement par l’ouverture à l’Autre. Cousue main, cette « courtepointe » combine pêle-mêle histoires inventées, données scientifiques, réflexions humoristiques et anecdotes du quotidien.

L'auteur : Boucar Diouf habite à Rimouski depuis 1991. Il est titulaire d’une maîtrise et d’une attestation d’études approfondies
à la faculté des sciences de l’Université de Dakar, et il a fait une thèse de doctorat en océanographie sur l’adaptation des poissons au froid à l’Université du Québec à Rimouski.
Nous le connaissons depuis quelques années pour ses spectacles hilarants et tendres à la fois où se mêlent traditions africaine
et québécoise à travers proverbes, contes, anecdotes et musique.
Son premier ouvrage, Sous l’arbre à palabres, mon grand-père disait…, paru à l’automne 2007 est resté plus de quinze semaines dans les palmarès de ventes.